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CONTACT
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PROFIL
Camille Langlois aime explorer les formes et les formats. Trouver une vraie cohérence entre ce que l’on est en train de montrer à l’image et la façon dont on le montre est une des choses qu’elle préfère réfléchir dans un projet. C’est pourquoi le travail sur des formats comme le vertical (9/16) par exemple représente un réel challenge et une vraie liberté de (re)découverte de son métier.
Dès ces débuts en direction de la photographie, elle a été emmené à côtoyer des productions de la marge demandant adaptabilité et finesse.  Elle apprécie les univers artistiques forts, engagés et aime amener du sens par le biais de l’image.
FILMER LE MOUVEMENT
LES COLLABORATIONS
Une de ses forces est certainement de savoir capter le mouvement ; l’accompagner sans le contenir mais également jouer du cadre et du hors-champ. Son travail effectué sur la web série documentaire GENDER DERBY illustre bien ce propos : « Quant aux longues focales sur les joueuses en pleine action, elles transforment le ballet a priori désordonné du roller derby en une chorégraphie très esthétique » (article de Telerama).
Camille a eu l’occasion de travailler avec des réalisateurs.rices qui osent essayer de raconter des histoires par des biais narratifs atypiques. Par exemple, elle a été amené par sa collaboration avec Léa Rogliano pour BELLES ENDORMIES à donner vie à des « femmes de papier » issues des magasines de mode. C’est alors cette adéquation entre travail du fond et de la forme qui permet de traiter de manière poétique et engagée l’image de la femme-objet. Ce film expérimental a par ailleurs eu un très bon accueil et une large diffusion en festivals.
LE FILM DOCUMENTAIRE
LE VERTICAL
Aussi, de part sa nature réceptive et intuitive, Camille Langlois aime travailler sur des projets de films documentaires. La place du regard de la personne qui filme prend alors une grande importance et la caméra devient elle-même compositrice du moment présent. Le réel a cette immédiateté fragile qui est captée sur le vif. Même si l’on peut également manipuler la réalité dans le documentaire, on doit savoir faire preuve d’une grande spontanéité.
Sa collaboration avec Camille Ducellier, pour ces trois derniers films  CHEF.FE, GENDER DERBY et REBOOT ME l’a amené à rencontrer des gens et des univers hors du commun. Le travail de la forme à travers ces projets a aussi permis de se rapprocher au mieux de leurs singularités.
La découverte de ce format est une révolution dans le travail de Camille. Là où l’on peut penser que le vertical est réducteur puisque voué à une diffusion sur smartphone, il apporte bien au contraire une réelle créativité et une forme d’émancipation des prises de vue traditionnelles. En effet, techniquement il s’agit bien de filmer sur toute la surface du capteur de la caméra et donc de la tourner à 90°. À partir de là s’opère une réelle redécouverte de la prise de vue. Les règles de composition d’image se voient détourner et l’on peut jouer de ce nouveau format avec une grande liberté.  C’est effectivement un terrain encore très peu voire pas du tout explorer à son plein potentiel.
Aussi, ce format s’avère être tout à fait approprié pour les portraits, on pourrait le comparer à un 4/3 qui amène à des compositions plus graphiques puisqu’on peut jouer avec l’élévation, la hauteur du cadre, les diagonales, les différentes couches de l’image en général.
Enfin, il amène aussi le spectateur à revisiter sa façon de regarder un film, ce qui est apprécié même avec une diffusion en salle de cinéma. En effet les projets que j’ai tourné en vertical (GENDER DERBY et CHEF.FE) connaissent des sélections en festival, donc des diffusions en salle. On se rend alors compte à quel point, quand le format est maîtrisé, l’adaptabilité des spectateurs est grande, ainsi que le plaisir de la nouveauté.